INDICE DHL DE CONNECTIVITÉ MONDIALE : LA MONDIALISATION BAT UN NOUVEAU RECORD

Communiqué de Presse: Amsterdam 02/12/2019

  • Pour la première fois depuis 2007, les flux internationaux d'échanges commerciaux, de capitaux, d'informations et de personnes ont fortement augmenté
  • Les Pays-Bas sont le pays le plus connecté au monde, l'Europe arrive en tête du classement régional
  • Un groupe de pays de l'Asie du Sud-Est dépasse les attentes de très loin
DHL publie aujourd'hui la cinquième édition de son indice de connectivité mondiale (« DHL Global Connectedness Index ou GCI ») – une analyse détaillée de la mondialisation, mesurée par les flux internationaux d'échanges commerciaux, de capitaux, d'informations et de personnes. Le nouveau rapport GCI est la première évaluation exhaustive des développements de la mondialisation dans 169 pays et territoires qui a été réalisée depuis le référendum sur le Brexit au Royaume-Uni et l'élection présidentielle aux États-Unis en 2016. Malgré la montée des tensions contre la mondialisation dans de nombreux pays, la connectivité a battu tous les records en 2017 car c'est la première fois depuis 2007 que les flux internationaux d'échanges commerciaux, de capitaux, d'informations et de personnes se sont considérablement intensifiés. La forte croissance économique a stimulé les flux internationaux tandis que d’importants changements politiques, tels que l’augmentation des tarifs douaniers américains, n’ont pas encore été mis en œuvre.

L'indice 2018 mesure l'état actuel de la mondialisation ainsi que les classements individuels par pays sur la base de la profondeur (intensité des flux internationaux) et de la largeur (répartition géographique des flux) des connexions internationales entre les pays. Les cinq pays les plus connectés au monde en 2017 sont les Pays-Bas, Singapour, la Suisse, la Belgique et les Émirats Arabes Unis. Sur les dix pays les plus connectés, huit se situent en Europe qui est la région avec la plus forte connectivité et en tête de l'indice des flux d'échanges commerciaux et de personnes. L'Amérique du Nord, numéro un des flux de capitaux et d'informations, arrive en seconde place du classement des régions mondiales, suivie par le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord qui prend la troisième position.

« Même si la mondialisation se poursuit, le potentiel inexploité reste énorme. Le GCI montre que, à l'heure actuelle, la majeure partie des mouvements et des échanges que nous voyons, sont nationaux plutôt qu'internationaux alors que nous savons que la mondialisation est un facteur de croissance et de prospérité décisif », déclare John Pearson, PDG de DHL Express. « L'intensification de la coopération internationale permet de contribuer à la stabilité de sorte que les sociétés et les pays qui œuvrent à la mondialisation en bénéficient énormément. »

« Il est surprenant que, même après les récents progrès de la mondialisation, le monde soit encore moins connecté que ce que l'on pense en général », annonce Steven A. Altman, co-auteur du rapport et Senior Research Scholar à la Stern School of Business de New York et Directeur exécutif du NYU Stern’s Center for the Globalization of Education and Management. « C'est un point important parce que, lorsque les gens surestiment les flux d'échanges internationaux, ils ont tendance à s'inquiéter davantage.  Les faits que nous présentons dans notre rapport peuvent contribuer à apaiser ces inquiétudes et se focaliser sur des solutions réelles à apporter aux préoccupations sociétales liées à la mondialisation.

Au niveau mondial, le rapport CGI montre, par exemple, que tout juste 20 % de la production économique mondiale est exportée, que près de 7 % des minutes d'appel (y compris les appels sur Internet) sont de nature internationale et que seulement 3 % des gens vivent en dehors de leur pays de naissance.  Le rapport démystifie aussi la croyance selon laquelle la distance perdrait de son importance.  La plupart des pays sont bien plus connectés à leurs voisins qu'à des nations éloignées.

Les économies émergentes restent moins connectées que les économies avancées

Le CGI révèle encore une forte disparité entre les niveaux de mondialisation des économies avancées et des économies émergentes. Si les économies émergentes enregistrent aussi de fortes activités commerciales, les économies avancées sont, elles, plus de trois fois plus intégrées dans les flux internationaux de capitaux, cinq fois plus dans les flux de personnes et neuf fois plus dans les flux d'informations. En outre, alors que les dirigeants des grands marchés émergents sont devenus d’importants partisans de la mondialisation sur la scène mondiale, les progrès que les économies émergentes réalisent pour rattraper leur retard en termes de connectivité sont en train de stagner.

Des nations de l'Asie du Sud-Est dépassent les attentes

Les cinq pays où les flux internationaux dépassent les attentes de très loin sont le Cambodge, la Malaisie, le Mozambique, Singapour et le Vietnam. Quatre d'entre eux se situent en Asie du Sud-Est. Les pays d'Asie du Sud-Est bénéficient de liens avec des réseaux de chaînes d'approvisionnement asiatiques plus larges ainsi que d'initiatives politiques de l'ANASE favorisant l'intégration économique. Il s'agit là d'une bonne nouvelle pour la région, car une connectivité mondiale plus intégrée peut contribuer à accélérer la croissance économique de ces pays.